L'école des bonnes mères
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Jessamine Chan

Elu comme un des meilleurs livres de 2022 par Barack Obama (très prescripteur), L’école des bonnes mères s’attaque à la vision de la femme et toutes les injonctions qui pèsent sur les épaules des mères, dans une société de plus en plus dure. Le livre se déroule à Philadelphie (aka Philly) en Pennsylvanie.

Frida a une petite fille, Harriet. Elle l’élève seule, son mari Gust est parti avec une autre femme. Un jour, entre des nuits sans sommeil et des pleurs incessants, elle part. Elle laisse sa fille en sécurité le temps d’aller chercher un café et un dossier au bureau. Mais au bout de deux heures, les services sociaux sont appelés. Le récit bascule alors dans un système totalitaire. On comprend rapidement que les lois ont été renforcées. Des caméras vont être placés chez Frida pour juger de sa capacité à être une bonne mère ou non, la qualité de ses pleurs, de son état durant l’absence de son enfant. Des procédés inhumains. Une seule erreur coûte cher. Elle va finir par intégrer l’école des bonnes mères, un nouveau programme de réhabilitation mis en place. 

Une société tyrannique

Sous fond de dystopie, le lecteur se trouve plongé dans une société dérangeante. Les sujets traités à travers ce livre sont multiples : difficulté d’être mère dans nos sociétés actuelles, injonctions toujours plus nombreuses qui pèsent sur les épaules des mères, difficulté à élever des enfants seule, la solitude d’une mère célibataire, le manque de ressource quand on n’en peut plus (facile de juger mais qui ferait mieux dans pareille situation ?), une société de plus en plus exigeante sur les règles à suivre.
Ainsi page 46 : « Ces mauvaises habitude, elle doit les abandonner. Il ne faut pas qu’elle ait l’air prétentieuse, égoïste, instable. Comme si elle était incapable de prendre soin d’elle-même, qu’elle n’était peut-être pas assez mûre, bien qu’adulte, pour s’occupe d’un bébé. »

L'école des bonnes mères - Jessamine Chan

L'avis de Charlotte

Si vous avez aimé La servante écarlate (Margaret Atwood, 2005) et la série Orange Is the New Black (2013), ce livre est pour vous ! Maternité, contrôle social, sexisme, on sent la volonté de l’auteure de dénoncer le poids et la pression sociétale dont souffrent les femmes. Le récit monte peu à peu en intensité mais malheureusement se perd dans des longueurs inutiles.

 

6/10

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